Genèse d'une peinture de casque: phase finale
Par vintagemotors le 16 février 2006
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Le processus entamé en introduction et dans les préparatifs touche à sa fin. Le casque apparaît pour la première fois avec son design definitif. Un nettoyage minutieux des bordures est effectué avec du papier collant pour éliminer les impuretés et les surplus de peinture. Une premiere couche de vernis brillant (le plus costaud) va alors servir de sauvegarde du travail avant d’attaquer les effets 3D ou de reflet qui vont finir le design.
Le casque part dans une cabine appropriée et ventilée pour une premiere couche de vernis qui va sécher en 24h. Une fois sec, on va procéder à un premier poncage du vernis avec du papier 800 à l’eau ce qui va permettre d’enlever les épaisseurs de teinte sans être pour autant trop abrasif (attention à ne pas percer le vernis si vous êtes encore persuadé de pouvoir effectuer le travail vous même)
C’est le moment d’attaquer les effets speciaux (3D, dégradés, ombrages). Peu dans notre exemple à part l’effet d’ombre qui donne l’impression que la partie avant est surélevée par rapport à la partie arrière du casque. La partie gauche est donc masquée pour permettre à l’aérographe de créer cette impression d’ombre en noir dilué quasiment transparent.
Après verification complète et retouches adéquates, le casque repart en cabine pour la couche de vernis final, qui selon le choix du client sera soit brillant, soit satiné, soit mat. Mon choix initial de vernis satiné s’est finalement porté sur un vernis brillant sur les conseils de Jorge, pour faire vibrer les couleurs et limiter l'entretien (pas de trace de doigt comparé aux deux autres solutions)
24h plus tard, le casque est sec et est remonté avec sa visserie, visiere et joints…Les Alonso et Schumi du terroir n'ont qu'a bien se tenir, me voici fin prêt...
Pour information, une peinture de ce genre va chercher dans les 500€ HTavec ce genre de configuration. Il est évident que si le design demandé est plus complexe, le prix s’en ressentira.
Un grand merci à la societé Jaws pour m'avoir subi pendant plusieurs jours, une reconnaissance éternelle à Jorge pour avoir donné un look très pro à un design somme toute assez minimaliste, à Franck pour avoir pris le temps de m'expliquer pas mal de détails sur son métier, une équipe de choc vraiment très sympa.
Nous n'avons ici entrevu qu'une partie de leur métier que je vous invite à découvrir sur www.Jaws.fr avec entre autre un atelier restauration, preparation, competition, carrosserie, peinture (motos, voitures, avions, hélicos).
Vous pouvez les contacter directement au 01 48 75 88 78 ou par mail à jaws.racing(at)wanadoo.fr
Lire également:
Genese d'une peinture de casque: inroduction et préparation
Voir aussi : Art Automobile
Genèse d'une peinture de casque: préparation
Par vintagemotors le 16 février 2006
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Maintenant que notre design est établi (voir Genese d'une peinture de casque (1) )le casque est soigneusement démonté, de la visière à la visserie en passant par les joints.
Le casque est ensuite poncé pour créer une surface d’accroche. Ce ponsage est manuel et est destiné à éliminer la couche de vernis d’origine.30 mns avec du papier de grain 400 (à sec), plus le grain est haut et plus le ponçage est fin… du 150 est nécessaire pour enlever tout ce qui est stickers.
Le casque est donc maintenant banc mat. On passe à la phase informatique ou tous les logos/dessins sont vectorisés.
Les logos sont pris avec illustrator et prêts à la découpe numérique. L’imprimante une Roland Camm1 (materiel professionnel) va créer des pochoirs autocollants prêt à être dépotés (on enlève le positif pour obtenir le pochoir qui sera collé sur le casque, prêt à être peint, ou bien le contraire selon que la couleur de fond du casque soit mise en premier ou en dernier.
En fonction des élements graphiques du projet seront parametrés sur le casque tous les stickers ainsi que toutes les courbes voulues en utulisant du Fine Line de chez 3M qui permetra de délimiter les contours de la déco ou de créer des liserets sur couleur de fond.Nous entrons ici dans la partie vraiment artistique du travail ou le coup de main fera la difference entre un design pataud et un design aux lignes tendues… autrement dit à moins d’avoir de veritables aptitudes artistiques et le materiel adéquat, oubliez la version maison, vous allez dépenser de l’argent en matériel pour rien et massacrer votre casque, sans parler des collibets dans le paddock.
Attention aussi au coup d’œil si votre casque est censé être symétrique de chaque coté, vous risquez de vous ronger les ongles jusqu’au sang à chaque fois que ce détail infime mais particulierement agaçant viendra vous gacher la journée… vous l’aurez compris, il s’agit bien d’un travail de professionnel.
Une fois la déco prête on rentre dans la phase d’application de teinte, généralement de la plus claire à la plus foncée en sachant que le passage des couleurs dans l’ordre inversé peut engendrer la galère, mêmepour le professionnel averti. Exception faite pour le chrome et la pailette qui seront apposés en premier. Le travail s’effectue couleur par couleur en alternant cache protecteur des couleurs apposées et pochoirs des couleursà venir.
Une fois toutes les teintes apposées, on passe à la phase de décachage des teintes et à l’enlèvement des fine line qui vont determiner les liserets entre les couleurs. (à suivre pour la phase finale de la peinture )
Voir aussi : Art Automobile
Genèse d'une peinture de casque
Par vintagemotors le 16 février 2006
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Tout pilote du dimanche ou 'club racer' se doit d'avoir un équipement adéquat, à savoir combinaison inifugée, casque aux normes, gants, bottines, une voiture qui roule droit et avec si possible un moteur qui n'est pas un poumon... Tout le reste est du superflu je vous l'accorde mais une grande partie d'entre nous s'est vu admirer les Prost/Senna/Schumacher avec leur casques dignes d'un Heaume de chevalier aux couleurs de leurs amoiries, même s'il est vrai que cela ne remplacera jamais le talent.
La décoration de casque s'applique à toutes sortes de sports, moto, chute libre, mountain bike et j'en passe, mais notre exemple, blog vintage oblige, sera un Arai GP5 de course automobile.
Mes recherches de prestataire m'ont amené à faire une rencontre qui va bien au-delà de celle d'un prestataire, en la personne de Jorge Miranda de la société Jaws, véritable artiste et passionné de sport auto et moto, ancien pilote virtuose du guidon comme du pinceau. Je le remercie pour son temps et sa patience face à mes nombreuses questions et nos discussions à n'en plus finir sur un sport qui nous passione. Ses conseils ont été précieux tout au long de notre parcours.
Je suis arrivé avec une ébauche Photoshop qui avait le mérite de nous faire gagner du temps même si les proportions avaient un grand besoin de la patte professionelle. Le graphiste saura être de bon conseil et re-équilibrer votre dessin, suggèrer des améliorations ici et là, et vous proposera un design aboutit souvent sous format Illustrator avant de passer à la phase suivante.
Mon casque est neuf (mon dernier en date ayant été subtilisé au fond de mon coffre...) et Il est toujours conseillé de partir sur une base de casque neuf blanc. Le casque est homologué 5 ans et de plus il est blanc. N’oubliez pas que vous avez affaire à un artiste et non pas à un peintre carrossier, le support doit être absolument irréprochable pour qu’il puisse être entousiaste et donc travailler dans les meilleures conditions. Votre casque n’en sera que plus beau et vous ferez l’envie de vos adversaires sur le circuit. De plus, une déco d’usine déjà présente implique la présence d'autocollants, donc décaper et rajouter beaucoup de peinture pour compenser. (à suivre)
Voir aussi : Art Automobile
FAH 2005: carrozzeria Touring
Par Christophe Schwartz le 14 septembre 2005
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Assurément une des plus belles voitures du festival de Saint Cloud, cette Jaguar XK120 carrossée par Touring se présenta dans un état digne de Pebble Beach. On ne peut que saluer le propriètaire qui n'hésita pas d'arriver par la route au volant de cette pièce unique! Magnifico!
Voir aussi : Art Automobile
Pilotes de légende
Par vintagemotors le 22 juin 2005
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En ces jours de morosité ambiante dans le milieu de la F1, il est bon de se rappeler qu'il fût un temps ou ce sport était l'apanage de veritables héros qui courraient pour des garagistes (comme les appelait si bien Enzo Ferrari) dans un esprit que le business a quasiment tué. C'était l'époque ou Fangio racontait à qui voulait bien l'écouter que Stirling Moss était plus rapide que lui, l'époque ou on pouvait faire l'intérieur d'un Graham Hill ou d'un Jim Clark à grand coups de 4 wheel drift sans craindre de se faire sortir par son concurrent. La sécurité n'existait pas et les combinaisons étaient quasiment vierges de tout sponsor, le sport n'était pas encore dirigée par des avocats.
Beaucoup d'entres eux y ont laissé leur vie mais restent dans la légende. Marc Ostermann découvert par le biais de Mémoire des stands leur rend hommage avec un talent que je vous laisse apprécier .
Voir aussi : Art Automobile
